Home / Politique / Tribune : « Quand la peur et la psychose me prennent en otage », s’inquiète Yamoussa Cheick Camara, journaliste-Reporter

Tribune : « Quand la peur et la psychose me prennent en otage », s’inquiète Yamoussa Cheick Camara, journaliste-Reporter

<< J’ai peur de la peur qui fait peur>>.
Oui j’ai la peur dans le ventre ! J’ai peur quand j’entends tous ces propos faisant appel à la haine, à l’hostilité et à la bavure dans mon pays. De toute Cette escalade verbale voulant conduire la Guinée vers le gouffre.

Et Oui, j’ai une raison d’avoir peur quand j’ai des hommes politiques comme X et Y qui sont en désaccord avec l’intérêt commun de ma Guinée natale. Qui sont loin, si non assez distants de comprendre que la paix et la cohésion sociale n’ont pas de prix dans un monde où nous vivons.
Aussi j’ai le droit de m’inquiéter tant quand j’ai un président de la République qui ne veut rien entendre, si non que sa volonté de changer la constitution. Source de toute cette psychose qui me prend en otage. J’ai peur quand je sais que depuis l’avènement du régime actuel, les jeunes manifestants tombent comme de play divers. Nous sommes aujourd’hui à plus de 130 morts dans les manifestations de tout genre dans mon pays. Et pire: justice n’est toujours pas rendue.

Je mérite d’être soucieux quand je vois que depuis des mois un front se bât pour défendre cette même constitution qui fait mal aux promoteurs de troisième mandat du Kôrô National. Mais surtout quand ce FNDC ne veut plus rien lâcher prise, quand il ne veut plus se plier aux principes établis par les autorités pour se faire entendre et quand il décide de passer à la vitesse supérieure en déclenchant les manifestations quotidiennes(des marches de résistance sur toute l’étendue du territoire national).

Je ne suis pas le seul à avoir peur au regard de toutes ces réalités de mon pays. Il en est de même chez bon nombre de citoyens guinéens. La panique règne dans le cœur de beaucoup de frères et sœurs, de pères et fils et de mères et filles.
Alors dans une telle circonstance, il est impératif de rappeler à chacun et à tous que notre chère pays la Guinée est une perle à protéger. Car en temps de paix, ce sont les enfants qui enterrent leurs parents, mais en temps de guerre, ce sont les parents qui enterrent leurs enfants. Que cela soit claire pour tout le monde. Comme pour dire que la guerre ne profite à personne.

Je m’adresse donc à la mouvance présidentielle, à l’opposition plurielle et aux organisations de la société civile guinéenne. L’heure est grave. Alors ça ne sert à rien de mettre de l’huile dans le feu. Que chacun mette justement de l’eau dans son vin pour sauvegarder la quiétude sociale, gage de tout développement de notre pays.

Espérons que cet appel tombera dans de oreilles les plus attentives pour que vive la paix en Guinée.
Wassalam !

Yamoussa cheick Camara, journaliste

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One comment

  1. Une analyse pertinente qui reflète vraiment pour les réalités que subissent les citoyens LANDA au sein du milieu politique et social
    Il faut aujourd’hui beaucoup des plumes pour exprimer les sentiments de chaque landaise qui vit psychose et dans la peur face aux hommes politiques qui des faces invisibles
    La réalité en est que la jeunesse africaine est trop manipuler et utiliser pour boucliers
    J’ai beaucoup des mots mais je préfère l’arrêté pour dire que l’Afrique n’a pas encore des hommes qu’il faut
    adage d’Obama <>

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