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Lounceny Nabe sur l’inclusion financière en Guinée : « si chacun joue convenablement sa partition, il sera possible de bâtir une société plus juste et plus inclusive »


Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a fait cette déclaration lors de la cérémonie d’ouverture de la 2eme édition de DIAFIN (Dialogues de haut niveau sur l’inclusion Financière en Guinée et en Afrique. Cette rencontre de deux jours qui regroupe les représentants de six pays africains, se tient sous le thème « Inclusion financière et entrepreneuriat des femmes et des jeunes ».


Selon Lounceny Nabé, gouverneur de la BCRG, les échanges de cette 2ème édition de DIAFIN permettront de comprendre les expériences d’inclusion financière des femmes adultes, des jeunes hommes et des jeunes femmes au chapitre de l’accès de la qualité, de l’usage, du bien être et d’analyser également comment l’inclusion financière des femmes et des jeunes permet à ceux-ci de profiter des possibilités de l’entrepreneuriat et en particulier les micros entreprises en phase de démarrage. Ainsi le rôle de la BCRG dans la mise en place d’un environnement propre et propice à l’accès aux services financiers est crucial.

En effet, il revient de trouver le juste équilibre entre accès aux instruments financiers et protection des institutions financières contre l’instabilité et les risques divers. Au delà des Banques Centrales, les pouvoirs publics sont chargés d’établir les lois et les règlements qui en plus de la préventions des mêmes risques encouragent le développement du secteur financier et partant de l’inclusion financière. La présence de plus en plus importante des innovations techniques dans les services financiers font faire de nos jours à cette problématique une activité renouvelée. Les services numériques sont utilisés pour booster l’inclusion financière plus généralement l’économie numérique est devenue un vecteur de croissance, de productivité et de compétitivité », souligne t-il avant d’ajouter que les Banques Centrale se trouvent ainsi au carrefour de la technologie et de la finance au coeur d’une évolution à laquelle elles doivent s’adapter en concevant aussi bien des incitations et des gardes de fous.

« Les incitations en l’occurrence doivent être orientées vers les populations vulnérables auxquelles il y a lieu d’assurer un accès facile aux services financiers y compris le crédit visant à créer leur propre affaire quel qu’en soit la taille. Il faut donc comprendre que l’accès ne devrait être qu’une première étape vers l’inclusion financière des populations. Ces dernières doivent devenir des acteurs à part entière des systèmes financiers et n’ont pas de simple consommateurs, elles doivent être économiquement autonome et financièrement inclusent. Le point de rencontre entre l’autonomisation et l’inclusion se situe souvent au niveau de l’entrepreneuriat lequel doit être soutenu par le secteur financier », explique le Gouverneur de la BCRG.

Pour lui, un tel mouvement ne peut se concevoir sans la nécessaire vulgarisation de l’éducation financière et l’accès aux services financiers.

« L’éducation financière et l’accès aux services financiers innovants sont étroitement liés en permettant de mieux comprendre les comportements financiers et les différentes possibilités des services financiers proposés par les institutions financières. L’éducation financière favorise la prise de décisions éclairées et participes à la protection des consommateurs. Elle peut être vue comme un instrument de lutte contre l’exclusion financière et la pauvreté. Si l’exclusion financière est parfois le fait des institutions financières, les facteurs comportementaux et psychologiques sont aussi important. Des études ont montrées que l’éducation financière accroisse à la fois le nombre de personnes qui épargne et le montant moins de leur épargne », souligne t-il.

« Notre tâche consiste à veiller à ce que l’inclusion financière donne des moyens aux individus, aux familles et aux petites entreprises en particulier dans les communautés pauvres, parallèlement à des systèmes financiers qui fonctionnent bien et qui peuvent prospérer l’accompagnement nécessaire à la fructification de leurs initiatives. Les défis nombreux mais je suis convaincu que si chacun joue convenablement sa partition, il sera possible de bâtir une société plus juste et plus inclusive>, précise Lounceny Nabe, Gouverneur de la BCRG.

Facinet Camara 620794714

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